Microsieste du sportif, seconde séance

Jean-Jacques MENUET | durée 11 minutes

Le but de la séance :


« récupérer vite fait, se mettre entre parenthèses, refaire du jus et le plein d’énergie en quelques minutes » Il est largement admis que le travail du mental fait partie intégrante de la recherche de progression d’un sportif, et les techniques de sophrologie sont maintenant pratiquées par de nombreux sportifs, quel que soit leur niveau.

Quels « thèmes » peuvent être abordés chez le sportif grâce à la sophrologie : la préparation d’une compétition, la récupération après un entraînement, l’optimisation de la qualité du sommeil, la correction d’un geste sportif, accroitre les capacités de maitrise des émotions, de sérénité, de concentration, de visualisation ; également pour mieux gérer et réparer une blessure ; l’intérêt de la « microsieste » qui pratiquée dans une journée de travail ou d’entraînement biquotidien permet de se « connecter mentalement » avec son sport, de se mettre entre parenthèses pour récupérer et accumuler de l’énergie, également pour visualiser.

C'est à dire que dans de nombreux aspects de sa préparation le sportif peut utiliser cet outil de travail qu’est la sophrologie. Ce site propose de nombreux exercices, concernant différents sports. Très régulièrement je m’engage à étendre le nombre de séances. La sophrologie n’est pas un outil magique, elle fait partie des nombreuses techniques utilisées par tout sportif : l’entraînement, la préparation physique, les étirements, les exercices respiratoires, l’hygiène de vie, un bon suivi médico sportif, etc. ; on s’entraîne physiquement tout comme on apprend à s’entraîner et à travailler mentalement, les deux aspects sont indissociables. Le contexte dans lequel doit être écouté une séance répond à des notions de bon sens : du temps disponible, un espace calme où on ne sera pas dérangé, une écoute individuelle et non pas en groupe ; et bien sûr un lieu et des conditions compatibles en termes de sécurité : par exemple pas question d’écouter une séance tout en pratiquant une activité qui demande une réactivité ou une vigilance : en conduisant ou en travaillant sur une machine ; quant à écouter une séance sur les lieux de votre travail, à vous de gérer avec le risque professionnel, et de valider ce temps de repos avec votre hiérarchie !

En pratique je conseille au sportif de s’installer si possible confortablement, bien qu’avec le temps et l’expérience il est possible de faire une « bonne » séance dans un endroit où il y a du bruit et où la position n’est pas forcément confortable (allongé sur le banc d’un vestiaire ; assis dans un bus au retour d’un match pour une séance de « sophro-récup » par exemple ; dans le train si le temps de parcours le permet largement) ; une position correcte peut être la position assise, le tronc un peu en arrière, ou la tête penchée en avant qui repose sur les bras croisés sur une table ou un bureau. Bien régler le son, adapter confortablement le ou les écouteurs ou encore le casque et ne démarrer l’exercice que lorsque tout est ok.

Si pendant l’exercice vous aviez besoin de revenir ici et maintenant, il suffirait de prendre une bonne respiration et en quelques secondes vous seriez parfaitement apte et dispo à gérer toute action. Cet exercice de « micro sieste » permet de faire une pause, de se mettre « entre parenthèses », par exemple après le repas de midi, ou dans un transport en commun (bus, TGV, avion)

Cet exercice de « micro sieste » peut aussi se concevoir « vite fait » après un entraînement si on n’a pas le temps de faire une séance « sophro-récup » plus structurée.

Car pendant l’effort le corps subit de nombreuses contraintes : nutritionnelles (macro et micro nutriments, eau, minéraux, vitamines), anatomiques (muscles, tendons, articulations), physiologiques (cœur poumons), le retour veineux est sollicité, le tube digestif (estomac, intestins) souffre, des hormones de l’effort (catécholamines, etc.) sont sécrétées de même que des endorphines cérébrales créant un espace mental d’exacerbation neurosensoriel intense ; et par exemple pendant l’effort on « casse » des fibres musculaires, on enflamme les tendons, les vaisseaux sanguins sont mis sous pression, les bronches ventilent 20 fois plus qu’au repos, etc.

 Et bien sûr le mental est sollicité : stress, vigilance, concentration, éveil maximal. La récupération consiste alors à mieux « réparer », « reconstruire » ; en récupérant mieux on répare plus vite et on diminue le risque de blessures. Ma présence dans le sport de haut niveau depuis plus de 20 ans m’amène à affirmer que pour progresser un sportif doit s’approprier le maximum d’ « outils » qui associés les uns aux autres permettent de parfaire son potentiel naturel ; le travail du mental fait partie de cette démarche.

Sportez-vous bien ; très cordialement,

Jean-Jacques


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