Correction d'un geste sportif

Jean-Jacques MENUET | durée 16 minutes

Le but de la séance :


• Je me réfère à une situation de terrain concernant une athlète championne d’Europe à qui son entraîneur avait proposé de me rencontrer pour corriger un geste psychomoteur : dans les virages la main droite restait fermée, tendue, crispée, le poing serré ; tandis que la main gauche était bien ouverte, et donc on pouvait penser que la foulée perdait de sa symétrie ; le travail s’était réparti sur quelques semaines, aidé d’un protocole vidéo : des séances filmées de certaines courses, des passage au ralenti, des arrêts sur images ; l’entraîneur était présent pendant les séances ; pour résumer ce travail je dirai que pour cette athlète le principe était, « avec les yeux de l’intérieur », de visualiser le geste perturbé, de le corriger tranquillement, de se voir courir à l’entraînement, de visionner le geste au ralenti, avec des arrêts sur images ; la modification de ce geste s’était installée tranquillement, progressivement, grâce à un véritable travail d’imagerie mentale piloté par l’athlète, ma présence se limitant à guider ce travail. Si je reprends cette histoire c’est pour que le sportif prenne conscience du réel pouvoir qu’il possède sur son corps, sa physiologie, également la gestion de ses émotions.

• Cette séance va donc proposer la correction d’un geste, et mon accompagnement dans l’enregistrement que je vous propose avec cette séance va être « généraliste » de sorte que cet exercice permette à un joueur de tennis de corriger et/ou parfaire un revers par exemple, un cycliste à travailler plus le retour de la pédale pour un pédalage plus fluide, plus harmonieux, plus musical ; en début de séance le sportif va fixer son objectif puis réaliser SON travail d’imagerie. Pour confirmer que la force du mental nous offre des capacités extraordinaires en visualisation mentale, les toutes récentes techniques d’imagerie cérébrale attestent, ce n’est qu’un exemple, que si une pianiste se représente, alors qu’elle est au repos les yeux fermés, un morceau qu’elle est en train de jouer, les aires cérébrales qui dirigent les mouvements des doigts, des mains « s’allument » sur les images IRM colorisées. Cet exercice est bien sûr à concevoir sur la durée, le travail du mental n’a rien de magique, il demande une rigueur, un constance, tout comme l’entraînement sur le terrain.

• Si un sportif peut, proche de chez lui bénéficier d’un travail spécifique à son sport, adapté au geste à modifier, il tirera le plus grand bénéfice pour progresser ; ma séance possède un réel potentiel d’efficacité mais en aucun cas je ne peux décliner cette séance en fonction de toutes les situations individuelles que peuvent présenter un sportif.



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